LA PUTE

LA PUTE
Ce qu'il y avait de sympa chez la Pute, c'est qu'elle parlait Magyar. Elle a essayé de faire simple, imagé et j'ai quand même réussi à comprendre au moins le quart de ce qu'elle disait. Il était question que c'était pas cher (c'est vrai je pensais !)Mais attends...

Ce qu'il y avait de moins sympa, c'est qu'elle était brune de la tête aux pieds. On aurait dit un corbeau ? J'ai rien contre les corbeaux mais je ne baise pas avec ! J'avais peur ! J'aurais voulu lui dire :

« J'ai peur »

Mais c'eut été manqué de sérieux ! Coupant court à la promenade, tirant un rideau, nous entrâmes dans une sorte de cuisine. Une vieille et un vieux comptaient les « passes »et les forints, sirotant, je n'ai pas regardé quoi ? D'ailleurs je ne bois pas ! Il y avait un lit... Je me suis dit : « Tout de même...pas devant les vieux ? Déjà que je ne bande pas d'une once ! »

Non bien sûr... Le lit c'était la « salle d'attente ». On était « en train » dans la pièce à côté. Malheureusement, je n'avais pas la monnaie ! Juste un billet de cinq milles Forints que je me suis fait piquer...Après moult palabres ou je ne comprenais rien ?

Ici cinq mille Forints c'est une somme ! Mais je n'avais pas envie de me retrouver, face à un rasoir, par exemple ! Puis las ... Tout cela me laissait indifférent. J'ai « joui » mollement à la force du poignet...Fermant les yeux, pensant à l'Aimée...

Regardant mon sperme dans le préservatif, la Pute à dit : « Kitcit » ? Faisant la moue...En rentrant, j'ai dit à la néni que j'avais malencontreusement égaré cinq mille forints...Histoire de me faire gronder...

# Posté le vendredi 09 juin 2006 11:21

IRNI

Être ici ... Écrire ... J'en suis content .C'est une pratique que je découvre à peine. Quand j'écris, j'ai l'impression que quelqu'un m'écoute...Ça ressemble à une prière. Pour moi la prière, c'est vivre ! Je ne sais pas la valeur ni si valeur il y a dans ce que j'écris ? J'ai trop de doutes...Beaucoup de platitudes, de répétitions, quelques « bons » mots, aux milieu d'une grande pauvreté de style. C'est peut-être parce que je ne suis pas écrivain ? D'ailleurs je ne suis même pas sûr d'être musicien ?

J'ai peut-être choisi la musique comme moyen de me faire aimer des femmes ? Ca me parait loupé ! Après tout ça pourrait être pire, sans musique ? Pour l'heure j'ai plutôt la pensée d'être un obsédé sexuel, doublé d'un impuissant ! Parce que je manque de « recul »devant mon désir...Je suis l'esclave de l'Aimée.
S'il avait plu à Dieu...j'aurais pu aussi bien être le sien ? (L'esclave de Dieu).Mais ça ne lui plaît pas que je sois un prophète encapuchonné de révélations ? Alors j'écris ce qui vient...Il fait froid et humide. Je dois avoir un peu de fièvre ? Soudain ... Je me rends compte...Comme j'aime la vie !
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# Posté le vendredi 09 juin 2006 11:31

LA VOITURE ROUGE

LA VOITURE ROUGE
Peut-être un jour, le prendrai-je avec humour ?...Me connaissant j'en serais étonné. En attendant mon c½ur se serre et se fend en pensant à la « voiture rouge ».Nous étions au Pays du soleil et d'Azur ... Avec une inquiétude moqueuse, je lui ai demandée :

« Es-tu comme ces femmes attirées par les belles voitures, les grosses motos ? »

-Oh oui...Une voiture rouge, par exemple !

Répondit-elle avec un air gourmand...Nous avons ris tous les deux, de cette plaisanterie...Mais ce n'en était pas une. J'ai le regret de le savoir. Judith m'a raconté quelque chose de tout à fait stupéfiant...
Elle m'appris que l'Aimée avait été amoureuse, à Inems...Amoureuse d'un homme, « l'heureux propriétaire » d'une voiture ROUGE ?...Elle venait se cacher non loin du véhicule, pour épier ce garçon...Sans doute ne lui a-t-elle jamais adressé la parole...Mais il la faisait rêver...
Qu'elle puisse avoir un comportement aussi enfantin pourrait prêter à sourire, mais je ne souris pas moi... et pour si peu de choses, n'espère plus qu'en la mort...Qui peut le comprendre ?
Chacun ses fantasmes, pourtant...Moi, j'aime les femmes en porte-jarretelles et en bas noirs, ce qui est très commun j'en conviens. Elle aime les hommes en voiture rouge... ou vus de dos ?...Aussi simple que ça !...
Mes cauchemars, réalités ?...Donnant raison à tous mes ennemis...Ceux qui sont à l'extérieur, qui se réjouissent de mon échec annoncé...Ceux qui sont à l'intérieur, mes pensées ...
Ce qui est pire encore...Le ciel même se moque de moi ? Il ne me reste plus qu'à faire place nette...Débarrasser le plancher. Que mon sang retombe...ROUGE sur vos têtes !
Buda 24/9/95

# Posté le samedi 10 juin 2006 09:57

LA MAUVAISE HUMEUR

LA MAUVAISE HUMEUR
Ici les stylos marchent mal ! Les briquets aussi ! La mauvaise qualité, du moins en ce domaine, est de rigueur ! Le temps va changer dans les deux jours, car je suis d'une humeur massacrante. Enragé je suis ! Hier j'ai « perdu »cinq milles forints, aujourd'hui j'ai perdu mon temps ! Mais que faire et où aller ? Demain, avant neuf heures, je devrais partir ! La néni me l'a rappelé au moins dix fois ! Ça ne me calme pas !

Marre de toi ! Tu es d'une bassesse et d'une médiocrité de c½ur, c'est ignoble ! A mon dernier voyage, je t'ai laissé une lettre, un livre, du fric, tu ne m'en as rien dit ! Passe encore pour la lettre, j'ai l'habitude ! Tu te fous de ce que j'écris, comme tu te fous de moi ! Mais l'argent ? C'était beaucoup !
Pour les photos que je t'ai envoyées de Szeged ? Là encore rien ! Tu n'es vraiment pas courageuse ! Par ailleurs, sais-tu que « merci » existe dans le langage humain ? Ça aide aux « bonnes relations »...Tu te moques de moi et tu auras ta punition ! Je suis trop énervé ! J'abrège !
25/9/95Buda

# Posté le samedi 10 juin 2006 10:09

LILITH

Lilith est une lune noire. C'est assez comme explication ! On passe outre, les astrologues, l'astrologie, on invente, on image !
N'oublions pas que pour celui qui écrit, l'imagination, la « réalité » ne font qu'un. Certains penseront que sous l'emprise du désir et de la frustration, je délire. Certes !
Mais regardez un peu la tronche de vos matins, quand vous attendez le tram, pour « pointer »à l'usine ! Vous verrez alors, qui est au plus proche de la raison !

Lilith, tu n'es pas la beauté, mais tu l'imites ! Tu limites aussi mon horizon, par ta noirceur ! Tu n'es pas la beauté, l'amour seul est beauté ! Toi Lilith, tu es bottée de cuir et tu attires à toi les hommes perdus !
Ce serait folie de te résister ? On ne résiste pas à Lilith ! C'est un trou noir qui aspire la lumière et fait mousser les hommes en spectres blancs !

L'autre nuit, je disais à l'Aimée que je ne la connaissais pas ? Vivement, elle répondit :
« Mais si tu me connais » !

Il n'y avait dans ces mots aucun « r »à rouler ...
C'est vrai, je te connais ! Derrière le visage de l'Aimée, tu es là Lilith, je sais ! Obscurément. Tu apparais, disparais, c'est ton rôle ! On ne te trouve jamais ! Le temps d'aller vers toi...déjà tu es ailleurs ? Je le sais, Lilith, je l'ai compris. Tu te sers d'elle ! C'est pour cela « qu'Elle », bien que ne m'aimant pas, ne « peut s'empêcher »...Elle est venue, je l'ai trouvée !

Bien sûr, elle était en état de faiblesse au pays des lumières...Là où règne le « Cagnard ».
L'Aimée ne savait pas que Lilith était en elle ? Mais je l'ai vue !
Tu es froide, comme les serpents. Tes accouplements ont besoin de violence. Ainsi, quand tu parlais de Dieu, essayais-tu de m'égarer ? Car tu es avec Dieu, Lilith...Mais de l'autre côté ! C'est pour cela que l'Aimée à peur ! Elle ne connaît pas encore ce qui est en elle ! Mais elle sent bien que je lui révèle confusément !

Oui, Lilith, mon égale, ma Déesse, je te connais ! (Tu es)Comme une statue antique sur les hauts de Buda.
Je t'admire pour ton rouge écarlate sur les pommettes, quand doucement tu écartes les bras...Pour attirer vers toi les hommes perdus !
Pour ta lumière inversée je t'adore ! Quand nous étions dans le train, je disais à l'Aimée : « Je t'adore » c'est vrai.
Tu le savais, Lilith. C'est pour cela que tu m'as suivi là où je voulais. Je n'ai pas peur de toi, pas plus que je n'ai peur de moi-même ! Mais bien que je sois à tes pieds, tu me crains !
Car la force jamais utilisée, que je possède, éclaire ton c½ur Lilith ! Mais il est comme un astre mort... Jamais ton c½ur ne résonne autant que quand tu entends le bruit de mes pas dans la nuit... Tu te nourris de ma souffrance ...

Je te donne tout et tout de suite ! Avec autant de flammes, de cris, que de douleurs ! C'est ainsi, je m'offre à toi qui ne sais que prendre ! Et tu éprouves une vénération secrète quand tu reçois mes cadeaux...
Il est grand, cet acte que tu ne peux comprendre... Mais c'est ton malheur et ton impuissance...Tu t'es donnée déjà... Je t'ai prise, souviens toi !
Moi, je connais un monde de tendresse, de douceur... Toi, les glaces austères de ton c½ur. Tu es la Vierge Noire, avec des dents de lion ! Moi qui craignait tant...de te perdre ? C'est moi qui vais me perdre volontairement. Je le sais...Lilith attire à elle, cet homme perdu...
Buda 25/9/95
LILITH
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# Posté le samedi 10 juin 2006 10:23