J'ai rencontré un ange. Il a les ailes froissées ? C'est un handicapé !
Quelles erreurs nous commettons. C'est moi l'infirme, c'est nous !
C'est un être d'une intelligence extraordinaire. Tellement enveloppé d'humilité naturelle, que ça ne se voit pas. C'est peut-être pour ça que les filles lui tournent le dos, alors même qu'elles lui font la charité d'un sourire...
Moi, tout penaud, le voyant des bas-fonds, des rues obscures, je dis OUI, aux égarés. Ce n'est pas la peine de les brûler d'une lumière trop vive. Leurs certitudes les aident à vivre... L'obscurité aussi est lumière !
J'aurais préféré, la joie, la douleur de te voir. Las, j'y renonce. J'y suis contraint. Ah ! L'ivresse que me donne l'Aimée ...Comme il me manque ce quelque chose d'indéfinissable...Pourtant...depuis toujours, l'Aimée est avec moi.
Sans violence mais avec un rien d'amertume, cette fois je te dis : « Mon Amour ! ».Cela semble dommage, tout ce vide à traverser...Pour te retrouver. Si je te retrouve ? Mais il faut vivre ! Vivre l'illusion de toutes ses forces. On verra bien...Puis, la mort peut-être ?...On m'en a parlé.
Szeged 11/9/95
