Pour les « autres » ? J'ai quelques regrets...J'aurais aimé partager, ces flocons légers.
Aux moindres frissons j'ai ouvert mon âme ...Frisant la roche de mes talons ailés...j'allais avec des ailes aux pieds...aux vents alizés... À quoi bon ? Le bonheur ne m'a pas attendu. Il est passé comme un tram sous mes yeux. Sur le sable de l'oubli je me suis étendu ...INCAPABLE ! C'est bien normal ? En ce monde où furibonde les marées, ensevelissent mes rêves nacrés...
Dans un rayon de lumière, les fers aux pieds, j'attends la lionne ! Il reste bien un peu de mou, dans mes poumons, pour nourrir quelques chattes et leurs chatons.
Au moindre soufflet j'ai tendu la joue ! Je n'avais plus un sou, les coups pleuvaient ! Il fallait bien que la pluie cesse dans mes yeux...pour que renaissent les jours heureux...
Encore eût-il fallu que je sois moins phallo ? Mais les chattent me tournent le dos ! Mes ronrons sont à l'eau...Ils font des clapotis...Les grenouilles, flic, flac, sautent dans les mares ...
Aux créneaux je m'amarre. Il me reste bien quelques châteaux à défendre ? Il reste bien quoi ?...Satisfaire...mes penchants pour la misère...et par excès...me voir sombrer ! Allons courage, relevons-nous ! Pas trop loin j'espère...Allons courir le monde...Fuyons ! Nous glanerons peut-être dans nos paniers...quelques fruits délicieux et des fleurs de pêchers.
Prendre la main d'une femme, s'en aller faire un tour...est-ce si difficile ? Hélas, les tours sont meurtrières. Solidement armées. Il me faut désormais...Aimer ? Allons, révoltons-nous, faisons une fronde. Plus de prières, voyons...sans l'aide de Dieu !
Szeged 14/9/95



