Peu de bagages. Le B.E.P.C ne vaut plus rien. Cinq à six livres par an peut-être plus. . Je ne lis guère. Je ne suis pas écrivain parce que j'ai écrit un livre. Trop de respect, d'admiration pour les écrivains pour me dire l'un des leurs. De plus je n'aime pas le mot. Dans écrivain il y a vain disais Gainsbourg. Je préfère alors me définir ainsi : « Je suis un homme et j'écris ».Dans j'écris il y a cris !
Bien qu'étant musicien, je n'écoute pas de musique...Sauf dans les rares concerts où l'on m'invite...ou dans la rue,les cafés,les métros...ou bien j'écoute ce qu'on me porte à écouter. J'ai aimé, j'aimerais toujours King Crimson et mon maître : Jimmy Hendrix !
Besoin d'aide... je m'explique. Je dis tout de mes motivations dans cette course incessante, épuisante, douloureuse, entre les opposés les contraires et les extrémités, que j'appelle le Mennyorszag (le pays du ciel) et le Pokol (l'enfer). Sans pudeur je me livre. Avec excès, il y a urgence !
Accordez-moi de lire cet ouvrage jusqu'à la fin, sans sauter les chapitres.
Il s'agit d'un carnet de voyage que j'ai consciencieusement daté, bien que pour moi il n'y a ni passé ni présent ni futur...Il n'y a que l'instant !
Ce livre n'était pas prémédité. Il est venu par surprise, de lui-même, au cours de ce séjour. Il s'est écrit tout seul ? Moi j'étais là pour tenir « la plume »...
C'aurait dû être un voyage d'agrément et de santé. Je comptais apprendre quelque chose de la culture hongroise, pour ce faire en étudier la langue. Pour recopier les mots afin de les mémoriser j'ai acheté un cahier (je n'ai pas la mémoire des noms, ni des sons, mais la mémoire visuelle).Très vite en marge de ce cahier d'écolier, j'ai composé un poème : « L'ange aux ailes froissées ».Puis j'ai continué comme on écrit un journal. Après quelques jours, j'ai compris que j'écrivais un livre.
Dès le début j'ai eu le titre .Je l'ai gardé.
« Le Pays bleu, vivement la mort ! »Résume à mes yeux la matière de cet ouvrage...Ce fut un acte de courage, de volonté ! Je l'ai écrit pour moi, pour mes amis et pour tous ceux (s'il en est ?) qui le liront...Je l'ai surtout écrit pour celle, dont je tairais le nom, mais qui existe ... Que j'appelle « l'Aimée ».
C'est un amour étrange, une amitié particulière, qui nous unit. Du moins dans ma tête ( ?)C'est spécial, parfois atroce ! Cela commence par la venue en France d'une jeune fille au pair de nationalité hongroise. Cela se termine par une Apocalypse, une Révélation !
Sans aucune clémence ou pitié je dis tout. Parfois dans un état proche de la démence, mais sous le contrôle de ma volonté. Avec le peu de raison qu'il me reste...
Aussi lecteur soit prudent ! Celui qui saute les pages de ce livre, sera retranché du Pays Bleu. Vivement la mort s'abattra sur lui ! Car plus rien ne sera comme avant, quand tu refermeras ce livre.
Lecteur, méfie-toi ...Tu ne connais pas encore celui qui s'adresse à toi, pour te perdre et te sauver dans un même geste, un même élan. IL VIENT ! Il est à la porte ! Aie donc la prudence du serpent et la simplicité de la colombe...Car c'est ainsi qu'il faut aller...
Le souffre la fumée sortent par ma bouche et ma peau se calcine sous les flammes ardentes de mes pensées. Prend garde ! Que je ne te prenne de mes griffes monstrueuses et que je te déchire ! Ou que je te morde cruellement, avec mes dents qui n'existent plus ! Sinon il est encore temps...
Tourne la page...Il est trop tard !Réfléchis encore un instant...C'est un labyrinthe que tu traverses...Mais il n'y a pas d'issue...Si tu n'as pas comme moi, l'inébranlable volonté, qui me vient du désir de « l'Aimée », n'y entre pas !
C'est un océan de larmes, de sueurs où il faut nager, parfois couler pour s'y noyer...C'est le sang de mon c½ur percé d'un clou qui retombe sur ton visage...Ce sont des spectres blancs, qui hanteront tes nuits, des phallus géants aux formes de Titans !
Ce que j'écris, j'y crois !... Suppose un instant que tout cela soit vrai ? Que reste-t-il encore qu'il nous faille brûler ?
Je suis arrivé à Buda par la gare de Déli.
J'avais payé un supplément ...